langue véhiculaire

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1.  Pour les linguistes, il s’agit des « langues utilisées pour l’intercommunication entre des communautés linguistiques géographiquement voisines et qui ne parlent pas les mêmes langues. » (Louis-Jean Calvet, p. 23)

2. La notion a été reprise en 2012 par l’historien Benoît Grévin. Elle désigne une « langue employée pour des raisons politiques, commerciales, administratives ou autres comme langue commune par des populations de langues différentes. [Véhiculaire] qualifie donc des langues dotées d’un certain prestige et relativement diffusées, même si l’échelle de cette diffusion peut varier… » (p. 394). Permettant la communication entre des communautés distantes, elle s’oppose dans cette vision des choses aux langues vernaculaires utilisées localement dans des communautés restreintes.
La catégorie de langue véhiculaire relève d’une typologie fonctionnelle appliquée par l’auteur à l’époque médiévale autour de la Méditerranée, tant en Europe qu’en pays d’Islam. Elle se distingue des langues référentielles et courtoises.

Bibliographie

  • CALVET Louis-Jean, Les langues véhiculaires, Paris, 1981.  |  Zotero
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  • GRÉVIN (Benoît), Le parchemin des cieux. Essai sur le Moyen Âge du langage, Paris, 2012, p. 45-51 et p. 394 (lexique).
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Métadonnées

Citer cette notice

Thomas Brunner, « Langue véhiculaire  », dans VOCES, Vocabulaire pour l’Étude des Scripturalités, Thomas Brunner (dir.), ARCHE EA3400 (Université de Strasbourg), édition électronique (2015-), 2019 (mise en ligne), 2019-04-30 (dernière mise à jour), <http://num-arche.unistra.fr/voces/notice/langue_vehiculaire.xml>.

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Édition

  • Langue véhiculaire
  • Thomas Brunner
  • Thomas Brunner

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